
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Reste du monde
| Londres | Hôpital Sainte-Mangouste | |||
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| [Important] [Lieu] | |||
![]() ![]() 1re année
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Titre : St Mangouste_ Londres
Créé : 23/08/2024 à 00:45:14 - Modifié : 23/08/2024 à 00:45:49
Et voilà ça devait bien arriver un jour, cette magie allait vraiment la tuer. Quand bien même son père travailler ici, elle n'était pas ravie de se retrouver dans un hôpital. Un chaudron avait exploser la dernière heure avant les vacances, pas le sien heureusement. Mais elle maudissait cette rivalité entre maison. Et si elle devait être honnête, elle se serait bien passé de jouer les potionniste préférant son lit.
La seule matière qu'elle aimait été le vol. sauf qu'aujourd'hui elle venait d'être admise dans le service brulure quelque chose. Elle n'avait pas retenu le nom. Elle était sur un lit, le bras complètement ballant et une partie de sa main brulée. Une infirmière avait bien tenté de la soigner mais la jeune fille s'était recroquevillée au fond du lit. Personne ne pouvait la toucher, elle avait toujours peur que se soit un piège et qu'on la ramène là-bas. -Et bien alors, on sèche les cours jeune fille. Elle avait arrêter de trembler en reconnaissant la voix, et malgré sa douleur elle s'était refugié dans les bras de son sauveur. Quoi ? Elle n'avait que onze ans après tout ! -Papa ! Je t'avais dit que c'était une mauvaise idée. Ils sont tous fous! Après l'avoir ramener dans son lit, l'homme commença ses soins tout en lui parlant. Aria lui raconta alors ses premiers cours de vol, l'envie d'avoir son propre balai et elle parlait beaucoup de son Fléreur. -Un Filet du Diable..tu imagines ?! J'avais l'impression de l'entendre ELLE et...*Elle poussa un cri de douleur. Son père venait de lui remettre l'épaule en place sans la prévenir. Et même si elle le maudissait à l'instant, l'homme rigola tout en lui ébouriffant les cheveux. -Désolé ma puce, pour ta main tu appliqueras du Dictame. Et pour le balai on ira voir tout les deux. Cet homme avait le don de la rendre muette. Il arrivait à lui dire non tout en gardant le sourire. Le don de tenir ses promesses, de trouver les mots justes pour la calmer, et de ne pas la regarder comme une folle. Elle faisait beaucoup de crise d'angoisse et malgré ça il continuait à croire en elle. -Je sais que tu n'aimes pas la magie, et que tu en as peur, seulement la magie peut être magnifique. Expecto Patronum.. *Expecto quoi ? Un filet bleu puis un animal venait de sortir de la baguette de son père. Un loup, s'amusant à courir prés d'elle. Elle le suivait du regard complètement émerveillée essayant de le toucher. Oui, la magie de son père était magnifique mais ce n'était pas ça qui allait la rassurer. Elle avait plusieurs questions sur le sort seulement ses pensées furent ailleurs. * - Et si..si elle revient..tu sais pour.. *Inutile de finir sa phrase, son père venait de lui faire une pichenette sur le front, instinctivement elle posa sa main sur l'endroit. Le message ? Arrête de penser au pire et vit. Il n-y avait rien à ajouter, alors elle se contenta d'hocher la tête. Malheureusement les soins étaient finis et son père l'a raccompagna dans la salle d'attente lui demandant de l'attendre pour rentrer. Complètement épuiser la jeune fille se laissa faire tout en regardant le mouvement de foule. Et si quelqu'un venait s'asseoir près d'elle, autant passer le temps. Citation : Socrate Le vrai savoir consiste à ne rien savoir |
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PJS de Luyana Aksnes |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 04/05/2025 à 23:33:19 Libre
Il arrivait parfois que certains... collaborateurs d'Ezekiah se retrouvent à l'hôpital St Mangouste, pour diverses raisons. Il était parfois nécessaire que Nausicaa se rende sur les lieux. Le silence était quelque chose de précieux qu'il fallait conserver, quel qu'en soit le coût. Elle avait utilisé le réseau de poudre de Cheminette, plus pratique pour se rendre en ce lieu sans passer par les rues bruyantes de Londres, qui devaient grouiller de Moldus à cette heure-ci. Vérifiant une dernière fois le nom de la personne qu'elle devait aller voir, elle se dirigea vers l'accueil du Service de pathologie des sortilèges. La Lovegood n'aimaient pas les hôpitaux et leurs odeurs de maladies. Elle voulait faire vite, espérant que James Cardigane serait coopératif. Un bouquet de Pivoines à la main, pour faire bonne impression, elle se plaça dans dans la file d'attente, espérant récupérer rapidement le numéro de chambre de l'homme qu'elle allait voir. Certaines personnes n'avaient décidément pas été gâtées par les sortilèges et autres maladies magiques. La jeune femme ne pouvait s'empêcher de les regarder, tandis que la file avançait difficilement, bloquée par une personne qui n'arrivait pas à remplir ses papiers d'admissions. |
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 05/05/2025 à 00:02:30 Je te rejoins Nausicaa (aaa)
Dans un coin reculé de la salle d’attente de l’hôpital Ste Mangouste, à l’écart de la file interminable de patients qui serpentaient jusqu’au bureau d’accueil, l’Auror attendait, immobile. Drapée dans une cape sombre, elle observait les allées et venues de malades aux visages cireux. L’air saturé d’effluves médicinales, d'essence de camphre, de potion de dictame et de désinfectant magique, lui soulevait le cœur. Ce matin-là, un ordre de mission l’attendait sur son bureau, rédigé à la hâte par le Département de la Justice Magique. Un Médicomage avait été victime d’un empoisonnement par l’un de ses anciens patients quelques jours auparavant et il fallait recueillir son témoignage. Une grimace flottait sur son visage pâle tandis qu’elle croisait le regard d’un sorcier au teint verdâtre. Chaque fibre de son être lui hurlait de quitter les lieux. Les potions préventives qu’elle prenait chaque matin, étaient censées la protéger des microbes, mais ce lieu était répugnant. Et si ce médicomage ne se dépêchait pas, elle irait le chercher elle-même, qu’importe les protestations du personnel. |
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PJS de Luyana Aksnes |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 05/05/2025 à 01:33:32
Au bout d'un temps d'attente infiniment long, Nausicaa se retrouva enfin face à la secrétaire du service.
Elle mima une mine triste et angoissée, entrant dans un rôle qu'elle commençait à bien connaitre. Nausicaa : Bonjour. Je viens rendre visite à James Cardigane s'il-vous-plait. Je suis l'une de ses amies. La femme fatiguée face à elle lui fit remplir un formulaire de visite, avant de lui indiquer la chambre du patient. Quatrième étage, chambre 407. Nausicaa se dirigea d'un pas vif dans les couloirs de l’hôpital, ses talons claquants sur le sol. Arrivée à l'étage indiqué, elle se rendit directement dans la chambre de sa victime. L'homme était seul, dans un piteux état et recouvert de bandages. Il s'était retrouvé victime de quelques mauvais sortilèges qui avaient laissé des brûlures sur ses bras et ses jambes, le conduisant tout droit à l’hôpital. Il la regardait avec étonnement, allongé dans son lit aux odeurs d’antiseptiques, s'interrogeant sur la présence de cette femme qu'il ne connaissait pas. Elle s'approcha doucement, prenant le temps de déposer le bouquet dans un vase posé sur la table de chevet. Elle s'installa ensuite au bord du lit, avant de s'adresser à lui d'une voix douce, mais empreinte de menace. Nausicaa : Bonjour Mister Cardigane. Je viens de la part de votre employeur. Je voulais être certaine que vous ne tenterez pas de répandre quelques mauvaises rumeurs, si vous voyez ce que je veux dire. Tout en parlant, elle regardait le visage de l'homme prendre peu à peu la couleur de la craie, tandis qu'il comprenait la raison de sa présence. Nausicaa : Vous comprenez très cher Mister Cardigane, que si vous refusez de coopérer, il me faudra agir en circonstance, n'est-ce pas ? Elle posa sa main sur l'une des brûlures de l'homme, qui étouffa un petit cri de douleur. Agacée, Nausicaa attendait de voir si elle aurait besoin de l'enfermer dans le silence ou non. |
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 05/05/2025 à 02:43:45 Après ce qui lui parut une éternité, une infirmière finit par l’aborder, le ton sec, le regard fuyant, comme si elle avait deviné que l’Auror n’était pas d’humeur. Elle la conduisit à travers les méandres des couloirs jusqu’au quatrième étage. Les murs, d’un vert pâle, semblaient transpirer l’éther, et les sorts de guérison bourdonnaient doucement au plafond. Devant une porte close, l’infirmière s’excusa d’un ton mécanique. Le médicomage terminait une visite et ne tarderait pas à la recevoir. Puis elle disparut, abandonnant l’Auror à son attente. Les bras croisés, elle laissa son agacement transparaître sans la moindre retenue. Ses talons claquaient sèchement sur le carrelage lustré alors qu’elle arpentait le couloir de long en large. Les portes des chambres s’ouvraient parfois sur des scènes qu’elle s’empressait d’ignorer. Ici un patient au souffle sifflant, là une infirmière changeant des bandages. Rien qui ne méritait son regard. Puis des paroles, suivit d'une plainte. Faible, à peine un souffle, mais suffisamment distinct pour éveiller son instinct. Une plainte, presque étouffée, provenant de la chambre 407. Sans attendre, elle s'engouffra dans la chambre. À l’intérieur, une jeune femme était assise sur le rebord du lit, les yeux rivés sur un homme allongé, le teint cadavérique, le torse soulevé par une respiration douloureuse. L’atmosphère y était étrange, oppressante. L’Auror s’approcha, ses pas feutrés mais assurés. D’un regard perçant, elle jaugea la scène, avant de trancher le silence d’une voix glaciale. Bonjour. Y aurait-il un problème, ici ? |
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PJS de Luyana Aksnes |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 08/05/2025 à 22:22:31
Nausicaa n'aimait se salir les mains, même si elle y était parfois obligée. Son "client" semblait néanmoins compréhensif, elle n'aurait peut-être pas besoin d'empoisonner l'homme, et faire passer sa mort pour naturelle.
Elle commença tout de même à sortir la petite fiole qu'elle transportait dans la poche intérieure de sa cape, laissant Cardigane apercevoir le liquide doré qui s'y trouvait. Malheureusement pour La Lovegood, une voix froide se fit alors entendre à côté de la porte. Une voix qui n'augurait rien de bon pour la suite. Nausicaa lança un discret regard d'avertissement à sa victime, tout en repositionnant bien sa cape, avant de se tourner face à l'intruse qui se trouvait dans la pièce. Elle ne connaissait pas la femme qui venait d'intervenir. Qui était-elle ? À force de croiser trop de personnels de Poudlard ces derniers temps, Nausicaa eut même un léger doute sur le fait qu'elle ne l'avait pas déjà croisé dans les couloirs. Mais cela était idiot, elle devenait sûrement paranoïaque. Il fallait qu'elle se débarrasse de l’importune, et vite. Nausicaa : Bonjour ? Êtes-vous une personnelle de l’hôpital pour ainsi débarquer dans la chambre d'un patient ? Elle ne savait pas exactement ce que cette femme avait pu voir ou entendre. Elle allait jouer sur l'agacement d'une affaire personnelle et privée, tout en espérant que l'homme garderait les lèvres closes. Nausicaa : Je parlais avec mon ami. Si vous n'êtes pas une médecin ou une infirmière, j'aimerais que vous nous laissiez. Et vu votre apparence qui n'a rien d'une femme en blouse blanche, je pense que vous n'avez rien à faire dans cette chambre. Sur ces dernières paroles, elle afficha un sourire sans joie, tout en exerçant une pression de sa main droite sur celle de l'homme allongé. |
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 09/05/2025 à 21:49:00 Le ton de cette sorcière ne lui plaisait pas. Ce genre de voix, lisse en surface, mais tranchante comme une lame dissimulée sous le velours. Et la grimace douloureuse sur le visage du patient, dont cette dernière tenait la main, n’arrangeait rien. Il semblait soudain mal à l’aise, ses traits contractés par autre chose que par la simple douleur physique. Hellia, elle, scrutait la pièce comme on inspecte une scène de crime. Son regard glissait sur les moindres détails. Quelque chose clochait. Rien d’assez tangible pour prévenir un Médicomage, mais suffisant pour que son instinct se réveille. Gratifiant la jeune femme d'un sourire froid soigneusement étudié, elle s'approcha du lit du souffrant. Je suis navrée, j’ai cru que votre ami avait un problème. J’en ai oublié mes bonnes manières. Elle tendit la main, sans chaleur aucune, comme un geste de façade. Hellia St.James. Ministère de la Magie. Un silence bref, coupant comme un fil de rasoir, avant qu’elle ne reprenne, laissant un sourire en coin s’installer sur ses lèvres. J’y travaille en tant qu’Auror. Et elle resta là, droite comme une flèche, campée sur ses positions, les bras le long du corps mais l'instinct en alerte. |
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PNJ |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 10/05/2025 à 16:02:07 Damon poussait la porte de l'hôpital. Il ne venait pas pour se faire soigner mais pour rencontrer un médicomage. Nul besoin d'entrer dans les détails, personne ne devait savoir ce qu'il faisait ici. Et s'il croisait quelqu'un, mentir ne serait pas difficile. Traversant les couloirs, il trouvait la salle où la personne devait le rejoindre. Une demi-heure plus tard, il en sortait. Alors qu'il prenait la direction de la sortie, il remarquait Hellia St.James non loin, discutant avec une autre personne. Il ne devait pas s'attarder mais face à Hellia, il pourrait prendre quelques minutes de son précieux temps. S'avançant jusqu'aux deux jeunes femmes, il eu un sourire charmeur. Bonjour, quel plaisir de croiser votre charmant visage Miss St.James. Et je ne crois pas que nous nous soyons déjà rencontrer, vous êtes ? Il ne connaissait que la blonde, qui avait été l'une des camarades de classe de sa jeune soeur. I chose you not as my next, but as my last, and should you fall, then I will follow. © altehir |
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PJS de Luyana Aksnes |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 10/05/2025 à 18:07:58
Décidément Nausicaa n'avait pas de chance ces derniers temps. Après une rencontre avec un directrice adjointe de l'école dans l'Allée des Embrumes, voilà qu'elle se retrouvait à présent face à une Auror à l'hôpital. Si une entité essayait de se jouer d'elle, elle réussissait parfaitement son coup. La pire rencontre qu'elle pouvait faire était bien celle-ci, ce n'était franchement pas le moment d'attirer l'attention de cette police sur elle.
Tout en réfléchissant à comment se sortir de là du mieux possible, elle accepta la main tendue de son adversaire et la serra. La tension dans l'air était électrique, les deux femmes se jaugeant avec froideur. Au moment où elle allait se présenter à son tour, qu'elle allait tenter de présenter le nom de son père travaillant au Ministère comme source de confiance auprès de cette femme, un importun s'invita dans la chambre. Un homme inconnu mais qui semblait connaître l'Auror. Nausicaa : Je ne savais pas que les chambres d'hôpitaux étaient des moulins maintenant, Mister ? L'arrivée de cet homme lui offrait néanmoins une occasion de se débarrasser de ces deux personnes, lui donnant un plan sur un plateau d'argent. Nausicaa : Excusez-moi, mais si vous n'avez pas signé de documents à l'entrée pour visiter ce patient, il ne me semble pas que vous puissiez entrer dans sa chambre comme cela. Auror ou pas Auror. Un mauvais pressentiment comprimait néanmoins les épaules de la jeune femme. Et si l'homme était lui aussi un Auror ? Dans quelle situation Ezekiah avait-il encore mis sa fille.... |
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 10/05/2025 à 19:18:16 La main de la jeune femme était froide, sans chaleur. Un contact qui ne vibrait d’aucune sincérité. L’instinct de la Fourchelang ne la trompait pas, elle en était certaine. Elle était au bon endroit, au bon moment. Le regard du patient glissait vers elle avec une lueur désespérée. Suppliante. Souhaitant s’enquérir de l’identité de cette étrange visiteuse, elle fut interrompue par une voix qui s’élevait derrière. Une voix grave, familière, assurée et ponctuée de ce ton charmeur qu’elle reconnaissait sans même avoir à regarder par-dessus son épaule. Damon. Le plaisir est partagé évidemment. Deux Aurors au même endroit, au même moment. Pour eux, c’était une aubaine. Pour la sorcière qui lui faisait face, sans doute beaucoup moins, à en juger par la crispation qui venait de trahir ses traits. Hellia se retourna lentement vers elle, toujours ce demi-sourire flottant sur ses lèvres. Justement, je m’apprêtais à demander son identité à Miss... ? Il me semble vous avoir déjà rencontrée quelque part. L’inconnue avait l’air pressée, trop pressée de les voir déguerpir et Hellia décida de jouer une carte subtile. Elle inclina la tête faisant mine de comprendre ce que lui racontait son interlocutrice et lorsqu’elle lui répondit, sa voix était teintée de cette ambiguïté qui mettait mal à l’aise ceux qui avaient quelque chose à se reprocher. Je crains malheureusement que vous ne fassiez erreur, miss. Je ne peux pas vous révéler les raisons exactes de notre présence ici, vous vous en doutez, mais nous avons carte blanche pour déambuler dans Ste Mangouste. Puis, baissant légèrement la voix, elle ajouta, comme si elle partageait un secret : Affaire du Ministère oblige. Son regard croisa alors brièvement celui de Damon. Un échange silencieux, limpide. Ils ne devaient pas quitter cette chambre. |
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Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 10/05/2025 à 20:46:13 Il n'aimait pas dire qu'il était auror, encore moins qu'il travaillait au Ministère. Damon Petrova était du genre discret sur sa vie professionnelle, préférant de loin passer pour quelqu'un de mystérieux. Il semblait y avoir une certaine tension entre les deux femmes, mais le sorcier n'en tenait guère compte, il se moquait bien de ce qui se passait. Après tout, il n'était pas là pour ça. Visiter un patient ne m'intéresse absolument pas. Mais visiblement cela vous contrarie et m'amène à me poser des questions sur votre compte. Il n'aimait pas le ton de la jeune femme. Premièremnt, il n'était pas là pour rendre visite à un patient, d'autant plus que le jeune homme n'avait aucune connaissance à Londres, encore moins à Sainte-Mangouste. En second, ces mots sonnaient comme des reproches, ce qui laissait présager qu'il y a quelque chose d'intéressant et cela le rendait curieux. Il montrait son insigne d'auror, avec un sourire. Il n'aimait pas le dire, mais quand il faisait face à un mur de briques, il n'hésitait pas. De quel patient parlons-nous ? Aucune subtilité, aucun tact et surtout aucune perte de temps. Comme toujours, le Petrova se moquait bien de la manie des britanniques de tourner autour du pot durant des heures. Il regardait Hellia, c'était fou ce que dégageait cette auror. Peut-être est-ce le charme du danger ? I chose you not as my next, but as my last, and should you fall, then I will follow. © altehir |
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PJS de Luyana Aksnes |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 14/05/2025 à 00:05:34
L'homme qui était entré dans la pièce s'était-il pris tellement de sortilèges dans sa vie qu'il en était devenu bêta ? Remarquait-il même qu'il se trouvait dans une chambre d’hôpital ? Nausicaa commençait à se poser des questions sur la santé mentale de certains Aurors face à la pression de leur métier. S'il voulait draguer ses collègues et jouer à touche-chaudron il y avait bien d'autres chambres que celles de Sainte-Mangouste pour cela.
Bien entendu la Lovegood se garda bien de dire ces pensées à voix haute, cela l'aurait probablement envoyé tout droit à Azkaban. Il fallait déjà qu'elle se sorte de cette situation et qu'elle retrouve l'air frais de l'extérieur, loin des antiseptiques et des roucoulades. Elle jeta un coup d’œil en direction de James Cardigane. Les bandages qui recouvraient le corps de l'homme et son état étaient suffisant pour le moment pour qu'il ne puisse pas parler.... Et puis qui croirait un simple brigand après ce qu'elle se préparait à annoncer ? Elle reviendrait plus tard, un jour où aucune présence impromptue ne pourrait l'empêcher de lancer un petit sortilège d'Amnésie à cet énergumène. Nausicaa : Mon nom est Lovegood, Nausicaa Lovegood, mon père travaille au Ministère. Il a un poste au sein du Département de la justice magique. Vous avez donc déjà dû entendre parler de lui ou le croiser. Un bureaucrate du milieu en quelque sorte. Elle attendit quelques secondes avant de continuer sur sa lancée, reprenant les choses en main, évacuant toute colère qui avait pu malencontreusement apparaitre sur ses traits quelques instants auparavant. Nausicaa : Et cet homme que vous voyez allongé là ? Un pauvre bougre si vous voulez mon avis. Une étincelle et tout flambe lorsqu'on ne fait pas attention. Surtout si l'on essaie de voler le coffre-fort d'un Lovegood protégé par de puissants sortilèges. Elle se leva alors avec dignité, et se dirigea vers la sortie. Elle avait reprit le contrôle et plus aucune émotion négative ne transparaissait sur ses traits. Nausicaa : Je vais à présent vous laissez mener vos déambulations dans l’hôpital en... Profondeur si vous me le permettez. Vous devriez cependant choisir une chambre vide de préférence. Nausicaa ne voulait pas se retrouver spectatrice d'un jeu entre les deux Aurors digne des musiques de Priscilla Winters. |
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 16/05/2025 à 17:00:44 Le nom Lovegood éveillait un écho lointain dans sa mémoire, rien de précis cependant. Il faudrait vérifier plus tard. La sorcière semblait croire qu’un simple nom bien porté suffisait à la blanchir de tout soupçon et malheureusement pour elle, l’Auror n’était pas du genre à se laisser endormir par des apparences. Sentant le regard de Damon posé sur elle, insistant, presque brûlant, elle ne lui décocha pas un regard de plus. Toute son attention demeurait rivée sur Nausicaa Lovegood. Chaque mot, chaque intonation, chaque battement de cils était soigneusement analysé. Et si son sourire paraissait aimable, presque compatissant, c’était précisément le masque qu’elle arborait lorsqu’elle flairait un mensonge. Et à cet instant, elle en flairait plusieurs. Au préalable, Nausicaa avait présenté le patient comme un ami qu’elle venait visiter. A présent, elle désignait ce dernier de pauvre bougre, voleur de coffre-fort. Incohérent. Plus incohérent encore, le fait qu’une sorcière de son rang se déplace à Ste Mangouste pour rendre visite à un sorcier ayant tenté, sans succès, d’ouvrir le coffre-fort familial. C’était intéressant, pensait-elle tandis qu’un frisson de satisfaction remontait le long de sa colonne. Ce genre de jeu, elle adorait. Et une nouvelle fois, malheureusement pour Nausicaa, c’était un terrain où elle excellait. Nous vous souhaitons une bonne journée, dans ce cas, Miss Lovegood. Nous allons nous assurer que cet homme ne vous cause plus de problèmes. Ni à vous, ni à votre coffre-fort, évidemment. Ses prunelles vertes brillaient d’une lueur ironique tandis qu’elle observait la sorcière s’éloigner dans le couloir d’une démarche bien trop contrôlée qui s'apparentait plutôt à une fuite polie. À peine avait-elle disparu que Hellia se tournait vers Damon. Son regard à lui n’avait rien de poli, mais ce n’était pas une surprise. Alysone lui avait souvent parlé de la réputation de chauffe-chaudron de son frère, et elle n’avait pas l’intention de se faire mijoter. Elle ment. Il faut faire surveiller cette chambre. Elle n’était pas là pour une simple visite, j’en mettrais ma baguette au feu. Elle s’approcha de la porte, l’oeil toujours aux aguets, avant de poursuivre. Je veux découvrir ce qu’elle cache. Toi, vois ce que tu peux tirer du côté du patient. Nom, dossier médical, proches. Tout ce que peut le relier de près ou de loin à la famille Lovegood. Et fais-le mettre sous protection. Il va en avoir besoin. Et avant que Damon n’ait eu le temps de répliquer quoi que ce soit, la Fourchelang s’éclipsait déjà dans le couloir, prête à se lancer dans ce nouveau jeu. |
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PJS de Lemony Parlambre |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 09/10/2025 à 01:25:37 Les pas de Jade claquaient sur le sol de l'Hôpital.
Sous le mois de Septembre et sa bruine londonienne, elle avait opté pour une longue robe de velours qui, s'il avait détonné dans les rues moldues, avaient simplement indiqué la majesté de son rang. La femme sécha la veste qui recouvrait ses épaules et les carrait d'un geste sec. Elle ne s'embarrassa d'aucune convenance et, ayant obtenu en amont l'information qu'elle désirait, se glissa dans les couloirs et les escaliers de l'hôpital. La rentrée s'était écoulée avec les mêmes blessures habituelles, les mêmes fraudeurs tentant de s'en prendre aux moldus voyant leurs inventions se retourner contre eux, les mêmes imbéciles ayant cédé aux arnaques qui tombaient malade de l'amulette achetée durant les courses de rentrée pour se protéger, s'assurer de bonnes notes. Le flot s'était calmé, et il assurait, avec l'heure creuse choisie par Jade, une tranquillité dans les couloirs où, de nouveau, le bruit de ses pas claquait sur le sol, attirant les regards, la curiosité depuis les chambres. Et Jade n'en avait que faire. Menton haut, drapée de sa veste quoi que regrettant le tulle et la crinoline qui aidaient d'ordinaire à maintenir son pouvoir sur les autres, la mère avait la mâchoire serrée. Le temps sembla s'étirer à l'infini dans ce couloir interminable, lui laissant entièrement le loisir de ressasser pensées, événements et questionnements alourdissant son coeur. Elijah... le sujet était trop douloureux pour qu'elle s'y attarde. Pour autant, il était au coeur de cette débâcle. Non, songea Jade. Non. Tu aurais demandé ce service à ton fils. Ton époux n'y est pour rien, il s'agit-là de ta propre erreur. Pour autant, la jeune femme peinait à oublier l'image de son fils appuyé contre le canapé, une grimace de douleur fugace malgré son masque neutre apposé. Et sa stupéfaction. La lueur trahie dans ses yeux lorsqu'il l'avait aperçue. Lemony n'avait pas hésité : il avait sauté à la conclusion que sa mère l'avait ramené au Domaine Parlambre afin que son père le batte. Reste calme, Jade. Tu n'as pas le choix que de demeurer calme. Pourtant, ses doigts se replièrent contre ses paumes. Elijah avait décidé d'envoyer l'enfant au loin sans décision préalable. "Ma chère Jade... la vue de notre Héritier m'a mis dans une colère noire. As-tu vu l'état de délabrement dans lequel il s'est autorisé à se laisser glisser ? Le nom de ta famille qu'il traîne dans la boue, si exceptionnelle. Je sais que les Parlambre peuvent s'éveiller tard, et bien entourés. Mais les garçons dissidents de ma famille sont remis autrement sur le droit chemin, et il semblerait que Lemony tienne de moi. Fais-moi confiance, mon amour. Notre fils reviendra transformé de Basgiath. Quelle que soit la caste qui l'accueille, il deviendra enfin un homme digne de ce nom." Le souvenir la hantait, encore et encore, parce que pour la première fois de sa vie, Jade ne s'était pas sentie fondre face à l'adoration dans les yeux d'Elijah pour les Parlambre, pour elle, face à sa dévotion. Ce n'est pas la première fois que je dissimule des informations à Elijah ; que je mène des actions politiques sans son assentiment ou hors de sa portée. Cela n'aurait rien dû changer... Mais les vents changent. Cet été, tenir Lemony éloigné d'Elijah de façon délibérée ét calculé, n'aurait jamais dû se produire. Passer autant de temps dans en huit-clos avec Onyx non plus. Heureusement que l'éducation physique de mon enfant a pu être remise à des tiers tout en suivant les exigeances d'Elijah. Qu'Emerald se soit jointe à lui en escrime et équitation est une excellente chose ; je n'en dirai pas autant du parcours. Et je sais que tu étais frustrée de monter dans un centre équestre moldu, ma fille, mais mes lèvres sont scellées à ce sujet. Oh, ce n'était pas pour toi, quoi que continue à croire que j'ignore quel est ton Don, et quel petit traffic tu crée à Poudlard. Je sais que ma présence cette année te déplaira, mais ton avenir est déjà tracé ; je ne m'en mêlerai pas. Tu es épanouie et as ton Don sous contrôle. Je ne puis en dire autant pour ton frère. Qu'Elijah ait pu penser l'éloigner alors qu'il va entrer dans la puberté, qu'il est en pleine instabilité génétique... Qu'a-t-il en tête, pour oublier que tous les Parlambre ont un Don ? Mais Elijah souhaitait justement faire éclore le Don de Lemony en lui ouvrant la voie vers l'avenir, la virilité et la pleine santé physique et mentale. Il n'oubliait pas, il savait combien ce Don comptait pour leur famille, surtout après l'ascension des Jumeaux, surtout avec le jeune Quartz qui montait en puissance depuis ses six ans. Jade avait lu les Runes. Elle avait obtenu un Optimal à ses Aspic dans cette matière et continuait à les pratiquer, là où Onyx se complaisait dans la Divination pure, loin de l'Arithmancie et des Runes. Pendules, tarots, tasses de thé, tout ceci tenant de l'ésotérisme et du bluff. Mais cela fonctionnait pour l'homme. Les pas claquaient sur le sol, mais ralentissaient alors que les battements de son coeur s'accéléraient. Jade avait lu les Runes, et avait confié à Lemony la mission d'aller à Basgiath, lui promettant de l'en sortir dès qu'il le faudrait. En apprenant la véritable nature de l'urgence, et la présence d'adultes responsables, en plus d'étudiants de Poudlard, son soulagement avait été immense. Elle ferait revenir l'enfant en même temps que les autres. Mais elle aurait pu éviter de demander à son enfant de douze ans d'aller au devant d'un danger mortel. Elle savait ce qu'elle lui demandait en Mai : mettre sa vie en danger. Elle avait eu conscience qu'envoyer Lemony à Basgiath, c'était prendre le risque de le faire tuer. Or, plutôt que d'affronter Elijah, Jade avait sacrifié son fils. Elle l'avait regretté tant de fois qu'elle lui avait offert la possibilité de se retirer. Mais depuis cette journée à Godric's Hollow en compagnie de sa mère et de son cousin, Lemony regardait Jade différemment. Avec une foi qui avait pourtant disparu depuis bien longtemps. Une foi fragile, qui explosait au moindre doute, mais se reformait avec solidité au moindre moment de complicité entre eux. Les Runes m'auraient avertie d'un moment à l'autre. J'aurais saisi l'opportunité pour envoyer Lemony s'enquérir de la situation politique là-bas. Je suis la seule responsable. C'est faux, ma chère soeur. Au mieux, tu serais partie avec lui. Tu aurais trouvé un réseau, la Rouamnie ne nous est pas inconnue. Non. Tu as modulé l'ordre d'Elijah pour le tourner à votre avantage à Lemony et à toi, sans devoir dire à ton mari... quelques impolitesses. Oh, par Avalon tout entier, ce que les mots d'Onyx, glissés à son oreille chaque fois qu'elle se répétait qu'elle était l'unique coupable décuplaient sa rage. Combien de fois s'étaient-ils affrontés, au cours de l'été ? Au cours des dernières semaines, des derniers jours ? Il n'y avait jamais aucun vainqueur de leurs duels destructeurs qui les brisaient tous deux chaque fois. La porte de la chambre était à sa hauteur. Le claquement des pas s'était tu ; ses pensées bien moins. Que les paroles d'Onyx semblent avoir le dernier mot ne lui donnaient aucun boost de déni, dont elle aurait pourtant eu besoin. Aucune rage, aucune détermination, aucune envie de combattre. Elle revoyait simplement Elijah brutaliser Lemony contre le canapé. L'enfant, en grave sous-poids, livide et déjà défait. Jade ignora entièrement le reste de la scène. Elle se focalisa sur la porte blanche, entrouverte, le souffle suspendu. Bientôt, les Médicomages reviendraient faire leur tour. La mère poussa la porte, les piques de la culpabilité s'enfonçant dans son coeur comme le pire des poisons. Elle avait su qu'elle envoyait Lemony vers une mort possible. Mais le voir ruisselant de sueur dans ce lit d'hôpital, la moitié de son dos noircie par la gangrène du Mage Venin, la coupure toujours aussi profonde que lorsque le dragon l'avait ramené du champ de bataille... — Lemony. Plutôt que de dire "Non" à Elijah, elle avait risqué de le perdre ? Jade était normalement bien plus clairvoyante, avec la tête froide et plusieurs coups politiques d'avance. Comment avait-elle pu utiliser son enfant sur l'échiquier ? En se convainquant que s'il était pris, elle continuerait le jeu. — Déesses, Dames d'Avalon. Je vous en conjure, venez à moi. Aidez-moi à le ramener au Domaine, à le guérir. Lemony est l'être humain le plus précieux qui existe. Je dois pouvoir le protéger, mais je vous jure mon âme après ma mort, si c'est le prix à payer. Morgane, vous êtes une puissante magicienne, je vous en supplie... guérissez-le du poison, qu'il ne lui laisse aucune séquelle. Lemony est dans un état de fragilité, dans un état divisé... il est épuisé. Quel que soit le prix, fées et peuple de Bretagne... je vous écoute. Ils étaient trop loin de Brocéliande, trop loin dans les terres, trop loin dans la ville de Londres. Allait-elle devoir orchestrer l'enlèvement de l'enfant pour le déposer sur les plages mythiques ? — Jee... Le geignement lui brisa le coeur. Depuis son départ, dès que l'enfant se trouvait à la lisière de la conscience, il appelait son dragon. La distance ayant érodé le lien sans qu'il n'ait l'information, il souffrait d'autant plus. — Jeebelan. Tu n'y es pour rien. Jeebel. Jade entrevit un espoir. Elle n'avait vu que de loin la magnifique créature à laquelle s'était lié son fils, mais celle-ci le couvait alors comme une mère dragon serre ses petits contre elle. Jeebelan entourait Lemony, et ç'aurait dû être à Jade de le faire. Mais le lien, avait promis Xaden, demeurerait malgré la distance. Si le Dragon l'avait entendue, le lien avec le reste de la faune mythologique européenne était possible. Au moindre tressaillement de Lemony, Jade avait l'impression de se faire arracher le coeur, et l'enfant était en vie. Le déni plausible était l'un de ses pires défauts, et elle s'y était complue depuis trop longtemps. Sa vie était confortable, romantique, sereine. La puissance coulait dans ses veines ; elle remplissait le devoir familial exigé tout en ayant un époux dans lequel elle se fondait, et un Héritier excellant aux codes du Galas. Il était temps que Jade se réveille. Même si cela allait être d'une violence inouïe. — Pour toi, et pour ta soeur, enfant d'ambre... je briserai tout ce qui doit l'être. N'importe qui peut entrer dans la chambre, mais hé. A vos risquez et périls^^
Bibliothécaire à l'affut ~
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Bienfaiteur du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 13/10/2025 à 00:58:49 Fièvre. Douleur. Le monde n'est que fièvre et douleur, mais ça n'a rien d'étonnant. Il y a bien longtemps que le monde n'est plus que fièvre est douleur. Avant, se trouvaient les voix. Celles qui transperçaient son esprit, qui lui imposaient des images. Celles qui lui parlaient directement et le blessaient. Celle qui ne lui laissait jamais de repos. Les voix se sont tues. Il n'y a plus que la douleur. Elle se diffuse dans tout le corps empoisonné qui arrive à peine à se souvenir de son propre nom. Son corps est réduit à l'existence de la douleur. Elle est présente dans ses muscles, elle se faufile jusqu'aux creux de ses os pourtant bien remplis, elle lui révèle l'existence d'organes et de muscles dont il ignorait l'existence jusqu'à présent. Il n'existe rien d'autre que la douleur, et ses doigts que des crampes font souffrir mais qui sont crispés sur les draps pour attraper –quelque chose. N'importe quoi. Une distraction. Quelque chose qui le sorte de la douleur. Il n'existe pas qu'une seule douleur, dans ce corps recroquevillé sur un lit de Saint Mangouste. Celle des muscles tiraille, elle est aigüe, elle donne l'impression que ses membres vont lâcher, elles le contraignent à l'immobilité par peur d'agraver les choses, mais quand il n'en peut plus, il se secoue de spasmes pour changer sa position et les faire partir. Celle des os est sourde. Elle résonne à l'intérieur de son corps. Ils ne sont pourtant pas cassés mais visiblement, il est possible d'avoir mal à l'intérieur des os. La migraine a sa forme particulière. Une pulsation sur la moitié du visage, un voile devant l'oeil et l'impression qu'un marteau frappe une seule et unique moitié. Sans oublié la nausée qui accompagne toujours cette douleur qu'est la migraine à l'état pur et dur. Enfin, il y a son dos. C'est la souffrance la plus vive, mais paradoxalement la plus supportable. Parce que de temps à autres, elle s'apaise. Les Médicomages passent. Ils lui donnent des potions, changent les pansement, appliquent des baumes et des onguents. Et son dos s'anesthésie ; on le replace sur le dos à présent que les pansements son propres. Pour éviter les escarres, les Médicomages le changent de position toutes les six heures. La douleur dans son dos se tait. Et de fait, elle est plus supportable que toutes les autres, qui n'en finissent pas de l'envahir jusqu'à ce qu'il perde le sens du temps et de l'espace, jusqu'à ce qu'il ne soit plus Lemony mais un amas de chair souffrant au fond d'un lit d'hôpital. Le Mage Venin l'a sacrément touché. La plaie a déchiré son dos et sa hanche, s'est ouverte sur plusieurs centimètres pour laisser voir ce qui se cache sous la chair protectrice de l'épiderme. Les médicomages ont beau être habituées ; n'importe lequel d'entre eux vous le dira : une plaie ouverte n'est jamais belle et peut donner des malaises aux plus chevronnés. Au moins, Basgiath est sauve. Et Jeebelan va bien. Xaden a fourni des remèdes, bien sûr. Mais Lemony était sacrément empoisonné, le temps qu'il reçoive les premiers soins. Et pour une raison qui agace les Médicomages, ces remèdes ne fonctionnent pas comme ils le devraient. Ils ont des effets secondaires. Lemony sait parfaitement pourquoi. Comme tous les Parlambre, il connaît son Histoire Familiale. Il est de Sang-Pur, oui. De Sang-Pur magique. Loin dans la lignée, il y a eu des métissages avec des créatures et, visiblement, même en ayant fêté le bicentenaire de la Révolution Française (et donc les dernières amours interdites par l'idéologie d'une famille qui renaît de ses cendres), son ADN n'est pas celui d'un simple sorcier. Il n'en dit rien. Briser l'un des plus grands secrets de sa famille pour le bénéfice égoïste d'une guérison pas même assurée ? Jeebelan proteste. Il lea sent perdre patience et glisser peu à peu avec lui, il sent les émotions de la créature paniquée et dévastée. — Jee... Iel n'y est pour rien. Cela fait peut-être des jours (ou des semaines ? des mois?) que Lemony est perdu dans le brouillard de sa blessure. Mais cela fait des semaines qu'il est perdu dans le brouillard de sa souffrance et des méandres de son esprit. Il est rentré à Basgiath en mauvais état. Dénutri au début de l'été, il a repris du poids durant l'été, mais pas assez pour être en pleine forme lorsque Xaden a appelé à l'aide. Il vit avec des épées de Damoclès au-dessus de la tête et des questions qu'il redoute de poser, désormais. Il vit avec des nuits incomplètes, où il se réveille d'un cauchemar violent et pour ne pas y replonger aussitôt, l'unique solution est d'allumer la lumière et de lire. Trente minutes. Une heure. — Jeebelan. Tu n'y es pour rien. Jeebel. Le lien s'efface, ça ne lui plaît pas. Il se doutait que Xaden n'allait pas les laisser converser amicalement avec leurs Dragons depuis l'autre côté de l'Europe, mais ne sentir que sa présence, que ses émotions... Ne voir qu'une partie de Jeebelan, et pas l'être auréolé de lumière qu'il a découvert ce jour où il a accepté le lien ? Lemony se crispe. Pour la première fois depuis longtemps, il est en colère contre quelqu'un d'autre que lui-même. Son obsession, ses pensées, ont changé de cours. Xaden savait que tous ces enfants de Poudlard qui arrivaient en renfort deviendraient des cavaliers. Il savait qu'à la fin du combat, il ne leur offrirait pas la possibilité de rester. Et il les a laissés créer l'un des liens les plus précieux qui soit, l'unique peut-être dans la vie d'un être humain, pour les y arracher sans état d'âmes en prétendant leur faire "cadeau" de miettes ? La fureur gronde dans son coeur, au point où la colère devient secondaire. De sa gorge, un grondement primaire sort. Ses yeux s'ouvrent. La pièce n'est pas vide. Et les derniers mots prononcés résonnent à ses oreilles. Il ne retient d'eux que les plus important. Enfant d'Ambre. — Jade. Il la reconnaît dans un souffle. Il a un goût bizarre dans la bouche, le nez bouché par les odeurs de Sainte-Mangouste, et sa vue est trouble. Pour autant, il reconnaît non seulement sa mère... mais également son attitude. Celle qu'elle a eu lorsqu'il lui a annoncé vouloir quitter Poudlard. Celle de Godric's Hollow. Celle des moments privilégiés de l'été. Dans l'esprit embrumé du blessé, un souvenir. Il a six ans, et il est désormais assez âgé pour recevoir les leçons de deux Précépteurs. Le nouveau venu est assez étrange. Bien que Lemony sache lire, il préfère se mettre sur la banquette avec lui pour raconter des histoires, en projetant parfois des images au mur à l'aide d'un livre d'ombres palpitant. Et il a récemment apporté une maison de poupée moldue, afin que Lemony apprenne comment ceux-ci vivent. Lemony croyait que seules les filles étaient autorisées à jouer à la poupée. Le sentiment cuisant de honte, lorsqu'il a tenu les objets en bois dans ses mains est encore présent. Pourtant, Jade a monté la maison de poupée et désormais, elle joue avec lui. Tous les soirs, ils inventent des histoires. Il ne faut surtout pas utiliser la magie pour résoudre les soucis des moldus : ils doivent inventer de nouvelles aventures, de nouveau danger, de nouvelles techniques. Jade joue dans la Nurserie avec lui tous les soirs, et Lemony attend ces moments avec impatience. Sa vie est parfaite, depuis que le nouveau Précepteur a été nommé. — Maman. Sa voix est rauque. Il a tellement soif, et pourtant interdiction de boire pour ne pas mettre le traitement anti-venin en péril. Le goût de l'hôpital emplit sa bouche, il est affreux et sa langue écaillée par la soif lui semble au supplice. Jade caresse son visage, s'arrête autour de ses yeux, puis sur les minuscules poils juste au niveau des oreilles, qui étaient des mèches avant qu'Elijah ne les rase. — Lemony. Mon enfant. Elle fait apparaître un verre d'eau, et une bouteille de verre également, dont elle verse le contenu. — Ce n'est que de l'eau, Lemony. Il faut que tu boives. Aux yeux de l'enfant, Jade est plus experte que les Médicomages en ce qui concerne sa santé. Mais lever les bras lui procure une vive douleur aux muscles, et il sent, lorsque les os de son poignet enflent d'une douleur sourde, qu'il ne pourra pas tenir le verre. Celui-ci est simplement trop lourd. Jade s'assied sur le lit, prêtant attention aux bandages, glisse un bras sous les aisselles de son fils, et le fait boire d'elle-même. L'esprit de Lemony tourne absolument à vide. Il tente de se souvenir des fois où sa mère l'a ainsi cajolé, lorsqu'il était malade. Il a des bribes mais elles s'échappent de son cerveau épuisé. Pourtant, ni Onyx ni Jade n'ont jamais négligé la santé de leurs enfants. Ils ont veillé personnellement sur eux, ils se sont relayés jour et nuit, même, l'année où Aurum a attrapé la Dragoncelle, jusqu'à ce que celui-ci soit entièrement rétabli. Ces souvenirs existent, mais ses paupières se ferment sans les atteindre. En revanche, il éprouve au niveau du coeur un trou béant pour toutes ces nuits où il a dû panser ses plaies seul, l'année précédente. — Poudlard ? Est-ce que cela vaut le coup qu'il se batte pour vivre, s'il doit retourner dans ce château où il a vécu l'enfer ? Il ne peut pas y retourner. Soudain, ce que la douleur avait arrêté reprend de plein fouet. Les flash-backs. Ceux du Précepteur, qui l'attache à sa chaise. Son souffle dans le cou de Lemony. Je sais ce que tu es. Le plaisir dans ses yeux. La honte, poisseuse et collante, qui augmente de jour en jour, avec la conviction qu'évidemment qu'il est attaché à sa chaise. Heureusement qu'il est attaché à sa chaise. A Poudlard, cela lui assurera de n'opérer aucun glissement. Sa perversion passera inaperçue. La souffrance comme moyen d'aversion à ses poignets qui se tordent, est normal, la règle qui claque contre ses os également. La satisfaction, presque, à cette douleur qu'il mérite. Une fureur qui manque de le faire basculer le submerge ; de la fumée sort de ses naseaux. Des naseaux de Jeebel. Iel n'apprécie absolument pas ces souvenirs, qu'iels ont pourtant déjà partagés. Ne t'enferme pas là-dedans, le tance la voix. Certes écho lointain voué à disparaître, mais lien toujours présent grâce à Xaden, renforcé par les heures où Jeebelan a absolument refusé que qui que ce soit d'autre qu'un expert s'approche de son cavalier, entourant l'enfant grelottant de toute sa magie, toute sa chaleur de Dragon. Les repas trop bruyants. La solitude. La mélancolie. Le désespoir. L'impossibilité de trouver sa place, de trouver un seul endroit qui soit un refuge, un seul havre où laisser tomber le masque aristocratique et enfin, enfin ne plus dissimuler aucune émotion, relâcher muscles et démarches. Petit à petit, le glissement vers la claustrophobie, puis vers la phobie. Les yeux du garçon brillent de fièvre. Les efforts de son corps pour se débarrasser du poison créent une sudation abondante ; l'anesthésie du dos commence à s'estomper et l'acidité du poison revient. Jusqu'à quelles veines est-il monté ? Les bras, les mains de Lemony devront-elles être gantées désormais ? Quel sera son devoir de Sang-Pur, quelle version a été choisie ? Jade porte de nouveau le gobelet à ses lèvres. Ses grandes mains chassent ce qui serait une mèche si les cheveux de l'enfant existaient encore. Lemony boit, et le bien-être est tel qu'il s'interroge sur ce que contient véritablement cette bouteille de verre. Que de l'eau ? Il n'a aucune raison d'en douter. En revanche, sa provenance... "Les Légendes d'Avalon sont au centre de notre famille. Est-ce là une eau des fées ? Que Jade en possède ne serait guère surprenant ; elle collectionne les raretés, crée des cabinets de curiosité multiples mais où chaque objet peut-être utile un jour. A moins qu'elle n'ait dérobé cette bouteille à mon oncle. Quoi qu'il advienne... pourquoi utiliserait-elle cette eau sur moi ?" — Maman. Ils ne parviennent pas à me soigner ? Jade ne le laissera pas mourir. Que ce soit parce qu'il est son Héritier ou à cause de cette raison plus pernicieuse, de cette révélation qu'a eu Lemony lorsqu'ils se sont retrouvés dans des moments confidentiels. Jade choisit Lemony. Et cet été, face à Elijah, alors qu'Emerald et Lemony ont toujours su que leurs parents s'aimaient entre eux avant de les aimer eux, qu'ils n'étaient pas la priorité du couple... Jade a évincé son époux pour le bien être de son fils. Soudain, la lassitude le prend. Il vit ses journées dans des brouillards de douleurs ; aucune distraction n'est possible et les médicomages s'inquiètent à l'idée qu'il commence à avoir des hallucinations, aussi utilisent-ils des potions pour empêcher son esprit d'en former, ce qui ne fait que le piéger plus dans le brouillard et la douleur... Tous ces jeux, toutes ces manigances. — Thylas. Luyana. Ostara. Gwendolyn Jenkins. Les noms sont énoncés froidement, aussi froidement que son souffle se fait, là où la température de son corps semble chuter. Jade est assez clairvoyante pour comprendre ce qu'il ne peut dire. S'il doit mourir, c'est la liste des personnes auxquels il doit dire au revoir... Soudain, dans un éclair, Lemony se redresse brutalement. Sa température corporelle a tellement baissée que l'enchantement de surveillance a alerté les Médicomages. Mais il n'a plus qu'une seule idée en tête, une seule personne. Bon sang. Quel imbécile. La rentrée a eu lieu, à Poudlard ! — AURUM ? Où est-il ? Comment va-t-il ? Dans quelle maison son cousin a-t-il été réparti –est-il même à Poudlard ? Lemony a l'impression de prendre des éléctrochocs moldus tandis que son corps se secoue d'un nouveau spasme : — Aurum. |
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Bibliothécaire ![]() ![]() Adulte
PJS de Lemony Parlambre |
Titre : Re : Londres | Hôpital Sainte-Mangouste
Créé : 06/11/2025 à 22:45:15
"Jade"
La douleur dans la poitrine de la femme passa d'indescriptible à insoutenable. Elle ne se calma que lorsque Lemony l'appela de nouveau, de son français impeccable et sans accent. Un français qu'il parlait presque mieux que l'anglais, un français qui lui permettrait de se fondre bien plus aisément dans la foule française qu'Anglaise, dusse-t-un événement tragique arriver à l'aristocratie sorcière. — Poudlard ? La gorge de la mère se serra. Elle avait accepté de le retirer de Poudlard. Lemony aurait dû faire sa deuxième année auprès d'elle. Sur les matières lui manquant, car elles ne pouvait tout enseigner, notamment la Divination et l'Artihmancie, elle aurait demandé de l'aide à la Directrice, mis en place des solutions. Elle avait prévu d'en discuter avec Elijah et Lemony à tête reposée, ce week-end là, puis de prendre rendez-vous avec Catherine Spinnet pour voir comment continuer la scolarité de son enfant... Et assurer qu'il puisse revenir, s'il le désirait. Le Domaine pouvait rendre claustrophobe ; Jade et Onyx avaient maintes activités à côté, et déjà en Mai, la mère redoutait les yeux de son époux braqués sur son fils sans relâche. La manière de marcher de Lemony avait toujours crispé Elijah. L'enfant était agile, fluide, mais il était un Parlambre. Du sang de créature, ils en avaient. Quartz ondulait presque, du haut de ses huit ans. Elijah avait accepté l'idée que ce soit un Don, quoi qu'en serrant les dents, et pour l'amour de Jade. Que le Sang-Pur des Parlambre signifie "Sang magique" et non "Sang sorcier uniquement" était une chose qu'il tenait à garder secrète. Mais là encore, Jade était entièrement en phase avec lui. Au diapason, pensait-elle. Ils auraient été au diapason si leurs raisons avaient été similaires. Pour Jade, c'était une protection. Pour Elijah, c'était plus que ne pas perdre son statut. C'était exiger que ce métissage remonte aux temps de la Révolution, qu'ils n'aient depuis eu de descendance qu'entre sorciers, que leur Sang-Pur et les traditions britanniques soient préservées. Mais Elijah s'était dressé contre ses parents afin d'épouser Jade, adorant la magie qui vibrait entre eux, adorant Brocéliance, embrassant leur culture sans un seul instant la questionner. Lemony n'avait pas commencé à Parler, et le déhanché de sa démarche s'était accentué. Ses petits mouvements d'enfant, alors qu'il était sorti de la Nurserie et confié à un Précepteur, n'avaient ni disparu, ni diminué. Ses poignets se brisaient dans un angle équivoque dès qu'il riait. Et peu à peu, alors qu'Emerald s'éloignait de leur famille... Lemony était entré dans la préadolescence, inchangé, et Elijah avait commencé à mépriser l'enfant. << Visiblement, l'homosexualité est une inversion qui ne peut se déclencher qu'à partir de la puberté. >> Les mots d'Onyx, moqueur, tentateurs, la narguaient. Alors, Poudlard, en effet ? Basgiath lui avait laissé du temps. Basgiath lui avait presque supprimé le problème. Jade n'était pas la meilleure mère qui existe, et elle le savait. Elle était en paix avec cette connaissance. Jusqu'à cet instant. La bile afflua dans sa bouche, la tordant presque en deux puisque son estomac se soulevait, mais elle demeura droite, se refusant à vomir, à alarmer son enfant, repoussant l'acide et le reflux sans broncher. C'est terminé. Être mère, ce sera avant d'être une épouse. Avant d'être tout ce qui existe d'autre au monde. Il y avait une raison pour laquelle Jade se perdait dans Elijah. Se réveiller était d'une dangerosité extrême. Mais Lemony était là. Et il récitait d'une voix monocorde la liste des personnes à prévenir. Parce qu'il avait compris que non, sa mère ne pourrait pas nécessairement le sauver. Je donnerai ma vie pour la tienne, enfant d'Ambre. Mais si je dois faire ce pacte, je négocierai de pouvoir te laisser une vie qui t'appartienne, et que tu hérites d'affaires en ordre. Elle regarda la plaie sur son dos, qui suintait le venin, les bords nécrosés que les Médicomages n'arrivaient pas à recoudre, les veines trop sombres, d'un violet d'encre qui ne cessait de gagner du terrain. — Tu n'aurais dû aller ni à Basgiath, ni à Poudlard cette année. Il était prévu qu'Elijah toi et moi discutions de l'année à venir, du relais qu'il pourrait prendre, de ce qu'il pourrait t'enseigner. Il était prévu d'éventuellement négocier avec Onyx pour qu'il te prenne en apprentissage un après-midi par semaine. L'idée de laisser son enfant à son jumeau... les dents de Jade s'étaient serrées, même en plein discours. Onyx ferait fi de ses exigeances concernant ce qu'elle désirait. Il déciderait lui seul ce qu'il enseignait à Lemony, or il n'avait aucune idée de ce qu'est un adolescent, ni de l'état de l'Héritier. Onyx ne passait pas assez de temps avec Aurum, et Quartz s'éteignait au contact de son père. Onyx se perdrait dans les affaires et les expériences si Jade n'était pas une présence permanente pour l'en sortir. Or ils étaient célèbres pour leur relation toxique. Incapables de survivre sans l'autre. Incapable de vivre avec l'autre. Une compétition qui les galvanisait mais promettait une destruction mutuelle. La femme se fit violence pour écarter ses pensées de son jumeau, revenant à Lemony. Elle ne parvenait pas à oublier le spectacle d'Elijah le brutalisant, ce soir là. Etait-ce ce qui avait déclenché le réveil ? ***
Un soupir s'échappa de ses lèvres. — Poudlard, Lemony. L'endroit le plus sûr du Royaume-Uni, l'endroit où j'ai perdu ta soeur, l'endroit où tu as souffert plus que de raison. Un son étranglé passa à travers la gorge de son fils, un son qui l'alarma, mais les lèvres de son enfant se retroussèrent, presque enragées. Il la tenait au loin. Et si les fées d'Avalon étaient en train de se pencher sur son cas, elles savaient que Jade Parlambre le méritait. Les mains de la mère tremblent. — Ils ne parviennent pas à te soigner, confirme-t-elle. Evidemment que l'eau bue par son enfant provenait de sa réserve personnelle, de Brocéliande. La forêt moldue est réduite à néant par le réchauffement climatique. La fontaine aux amoureux est asséchée, remplie de déchets et d'algues pollueuses, d'une tristesse qui rendait (presque) Jade meurtrière vis à vis des moldus. Puis le sang magique dans ses veines lui rappelait qu'avant d'être moldus, ils s'agissait surtout humains et que sans les créatures, les sorciers auraient sans doute autant saccagé la forêt. Et elle se découvrait de nouvelles pulsions meurtrière. Sentant son sang pulser un peu trop fort, Lady Parlambre s'efforça de se calmer. — Ils te maintiennent en vie, dans un état stationnaire... Enfant d'Ambre. A présent que Lemony avait ouvert les yeux, l'expression ne passait plus ses lèvres. Comment oser, alors qu'elle l'avait envoyé à la mort ? Alors qu'elle l'avait négligé, comme elle avait négligé sa soeur avant lui ? — AURUM ! Lemony devient presque frénétique. Il remue, ses pansements bougent, et Jade doit répondre, répondre immédiatement bien que les nouvelles soient rudes. Ils s'étaient interrogés, avec Onyx. Aurum développait un Don, il parlerait sous peu, sans hésitation. En revanche, ils ignoraient si le petit garçon était simplement, comme Jade, un late bloomer ou s'il avait suffisamment de magie sorcière dans ses veines pour être repéré par la plume d'admission. Et la lettre de Poudlard n'étant pas venue, Onyx avait passé l'été avec son fils, investiguant. L'enfant était magique oui, mais pas nécessairement sorcier. Et les deux jumeaux avaient ressassé les cinq premières années Pédouziennes de Jade. La mise à l'écart, l'échec, la grande connaissance théorique sans que sa baguette ne parvienne à de grands résultats, quand elle ne restait pas simplement inerte. La magie circulait entre le bois et Jade, mais sans se produire. Ils n'étaient pas même certains qu'Aurum puisse manier une baguette. Onyx avait emmené l'enfant à Ollivanders. Cela avait pris... eh bien, moins de temps que ce à quoi ils s'attendaient, en réalité. La boutique s'habituait aux Parlambres. Une baguette avait choisi l'enfant en quarante minutes. Le lendemain, il recevait sa lettre d'admission. Le choix résidait désormais entre ses mains. "J'ai où ira Lemony." Aurum était un peu trop perspicace pour le bien de tous. — Aurum a reçu sa lettre d'admission pour Poudlard le premier septembre. Il n'avait ni préparation ni fournitures... et nous avons dû jouer contre la montre. Il a dû choisir, très rapidement, entre rester, attendre une année de plus... et tu étais à Basgiath. Il savait que tu allais rentrer. En définitive, Aurum a choisi Poudlard, il est rentré le plus rapidement possible pour que son absence à la Répartition passe inaperçue. Il est à Gryffondor. Lemony gloussa. Puis s'interrompit, yeux inquiets. Parce qu'il ignorait s'il serait châtié pour cette marqué trop féminine. Parce que malgré la fièvre, c'était toujours la première chose à laquelle il pensait. "Mon Enfant d'Ambre, cela tient de l'obsession. Et il est primordial de t'en défaire. " Le coeur de Jade qui s'était mis à gonfler de bonheur sous le son cristallin s'était aussitôt flétrit. — Tu n'es guère surpris, n'est-ce pas ? — Quartz. La voix encore rauque, la réponse laconique était surprenante et cryptique. — Je suis désormais à Poudlard également, en tant que bibliothécaire. Lorsque tu guériras, tu devras rester sur le domaine de l'école. Mais tu seras entouré des tiens, et tu auras le choix. Pour autant, enfant d'Ambre... L'amour vibrait et l'emportait. Le regard brûlant de confiance que posa sur elle Lemony fut une précieuse récompense. La confirmation de toutes ses décisions. — Avant tout, il te faut guérir. J'essaierai de faire venir tes cousins si tu le désires. Je serai là chaque jour, mon enfant. Et nous trouverons à vaincre l'avancée du venin. Le temps s'écoulait. L'heure des visites passait. Jade caressa le front de son enfant, ses doigts frémissant sous la sueur malade. Elle l'embrassa sur le front. Comme elle l'avait toujours fait dans la Nurserie. Lui souhaiter bonne nuit en murmurant la berceuse de Toutouig.
Bibliothécaire à l'affut ~
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